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Méthode

Note de synthèse du concours d’inspecteur DGFiP : la méthode en cinq étapes

Quatre heures, un dossier de 25 pages au plus et deux exercices qui n’obéissent pas aux mêmes règles. La méthode attendue, d’après le guide de l’École nationale des Finances publiques, et ce qu’elle donne sur le sujet 2026.

Publié le 1 octobre 2026, mis à jour le 10 octobre 20269 min de lecture

Une épreuve, deux exercices

La première épreuve du concours d’inspecteur part d’un dossier documentaire sur un sujet d’ordre général contemporain. Elle demande d’abord une note de synthèse des principaux éléments du dossier, qui répond à la question posée ; puis une proposition ou un avis argumenté, complété le cas échéant d’une action à mettre en œuvre. Coefficient 5, durée 4 heures, et toute note inférieure à 5 sur 20 est éliminatoire.

La note s’adresse à un lecteur qui ne connaît pas le dossier : elle doit lui en donner une compréhension globale sans qu’il ait besoin d’y revenir. C’est la clé de tout le reste.

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Le découpage du temps conseillé

Note de synthèse : 2 h 45 au total (guide de l’ENFiP, à titre indicatif)
ÉtapeDurée
Lecture du libellé du sujet5 min
Lecture du sommaire et du dossier50 min
Construction du plan détaillé45 min
Introduction, rédigée intégralement au brouillon15 min
Rédaction45 min
Relecture5 min

Les cinq étapes de la note de synthèse

1. Lire et analyser le sujet

Repérez les mots-clés qui définissent et délimitent la question : c’est ce qui évite le hors-sujet, ou à l’inverse de ne traiter qu’une partie du sujet. La problématique et la commande sont indiquées dans l’énoncé ; elles suggèrent parfois le plan.

2. Exploiter le dossier

  • Lire le sommaire : nombre de documents, nature, dates. La chronologie aide à trouver la « porte d’entrée » du dossier, en général l’un des documents les plus récents.
  • Survoler les documents (titres, sous-titres, illustrations) pour les hiérarchiser, sans encore tout lire.
  • Lire et analyser en écrivant la problématique en toutes lettres, pour vérifier que chaque note prise y répond.
  • Prendre des notes dans un tableau par document ou par thème plutôt que surligner : le guide note que le surlignage conduit souvent à la paraphrase. Et ne pas faire les deux.

3. Construire le plan détaillé

  • Deux parties (I, II), deux sous-parties (A, B), deux ou trois idées par sous-partie. Trois parties restent possibles, sauf si l’énoncé invite à deux.
  • Un plan dynamique : les parties sont les étapes d’une démonstration, pas des tiroirs thématiques.
  • Des titres précis et explicites. Le guide écarte expressément les titres du type « constat » ou « problème ».
  • Une idée, un exemple, des liens logiques entre les arguments, et des phrases de transition entre les parties.

4. Rédiger l’introduction

C’est la première chose que lit le correcteur : rédigez-la intégralement au brouillon. Trois éléments, séparés par un retour à la ligne : une accroche (une idée du dossier, un chiffre marquant, une définition), la problématique, puis l’annonce du plan, qui doit correspondre aux parties réellement développées.

5. Rédiger la note

  • Des titres apparents, rédigés en phrases. Uniquement du noir ou du bleu foncé, sans couleur ni soulignement de couleur.
  • Des phrases entièrement rédigées : ni tirets ni énumérations, puisque l’épreuve juge les qualités rédactionnelles.
  • Un style objectif et neutre : ni « je » ni « on », des phrases courtes, des acronymes développés à leur première apparition.
  • Aucun avis : la note reformule le dossier sans prendre parti. Et pas de conclusion.

Le second exercice : la proposition argumentée et l’action

Ici, au contraire, il faut prendre position. Le dossier n’est qu’une base de travail : le guide demande de s’en écarter et de puiser dans ses connaissances et sa réflexion personnelle pour construire une proposition, un avis ou une action opérationnels.

  • Une introduction courte (4 ou 5 lignes) : accroche, problématique, annonce du plan.
  • Un plan : dialectique, en trois parties (thèse, antithèse, synthèse) ou en deux (thèse, antithèse, votre point de vue venant alors en conclusion) ; ou thématique, en défendant votre position par deux arguments majeurs. Titres apparents vivement conseillés.
  • Une conclusion qui répond clairement à la question.
  • Deux pages au plus, sauf consigne contraire de l’énoncé.
  • L’action à mettre en œuvre tient en quelques lignes (une vingtaine au plus) : concrète, avec ses conditions de réussite, budget compris s’il est conséquent.
Proposition argumentée : 1 h 15 au total (guide de l’ENFiP, à titre indicatif)
ÉtapeDurée
Analyse du sujet5 min
Recherche des idées (méthode QQOQCCP, avantages et inconvénients…)20 min
Construction de la réponse15 min
Rédaction30 min
Relecture5 min

Ce que donnait le sujet 2026

Le dossier 2026 réunissait douze documents sur le patrimoine immobilier historique de l’État. La commande de la note fixait elle-même le plan : présenter « d’une part, les difficultés de son entretien et les sources de financement qui permettent de le supporter, et d’autre part, les avantages que la France tire d’un tel patrimoine ». La règle de l’étape 1 s’applique à la lettre : lire la commande, c’est déjà tenir le plan.

Le second exercice demandait si l’on partageait l’avis de Jack Lang sur les travaux du Louvre (une dépense « remboursée au centuple »), dans un contexte de dette publique supérieure à 3 000 milliards d’euros, en deux pages au plus ; puis, quel que soit l’avis, une action concrète en une quinzaine de lignes pour inciter les Français à venir en aide au patrimoine.

Sources officielles

Accès DGFiP est un service indépendant : il n’est ni affilié ni validé par la Direction générale des Finances publiques. Les dates, durées et coefficients cités viennent des textes ci-dessus ; en cas de doute, la page officielle du concours fait foi.