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Oral du concours d’agent des Finances publiques : déroulé, présentation en 2 minutes et mises en situation

Vingt minutes, coefficient 3 : à l’oral du concours d’agent des Finances publiques, l’entretien pèse autant que les deux écrits réunis. Ce que prévoit l’arrêté depuis la réforme de 2026, ce que le guide de l’ENFiP et le jury attendent, des exemples de questions et de mises en situation, et un plan pour les admissibles de la session 2026, qui passent l’oral du 4 au 8 janvier 2027.

Publié le 11 octobre 2026, mis à jour le 13 octobre 20269 min de lecture

Le déroulé de l’entretien, d’après l’arrêté

Agent (C) — épreuves, d’après l’arrêté en vigueur
ÉpreuveDuréeCoef.Éliminatoire
Pré-admissibilitéQCM de pré-admissibilité1 h 301sous 5/20
AdmissibilitéCas pratique sur dossier3 h2sous 5/20
AdmissionEntretien avec le jury et mises en situation20 min3sous 5/20

L’arrêté du 12 avril 2016 (nouvel onglet), réécrit par celui du 23 mars 2026 (nouvel onglet), décrit un « entretien avec les membres du jury permettant d’apprécier les motivations et l’aptitude du candidat à exercer les fonctions dévolues à un agent de catégorie C au sein des ministères économiques et financiers ». Il « débute par une présentation par le candidat de son parcours pendant une durée de 2 minutes au plus » et « comprend notamment des mises en situation visant à évaluer le savoir-être du candidat ». L’arrêté ne prévoit aucun dossier : le jury découvre votre parcours par ce que vous en dites.

Les trois temps de l’entretien, d’après l’arrêté et le guide de l’ENFiP
TempsCe qui est prévuCe que le jury évalue
Présentation du parcours2 minutes au plus, « au risque d’être interrompu(e) par le jury »Les qualités et compétences acquises, les motivations, le projet professionnel
ÉchangeDes questions sur ce que vous avez présenté, puis sur vos motivations et votre aptitudeLa connaissance « des grandes missions, enjeux et actualités de la DGFiP et de la DGDDI » ; l’aptitude « à vous exprimer, à affirmer votre position et à l’argumenter »
Mises en situation« Un contexte ou une difficulté professionnels que vous pourriez rencontrer dans votre futur poste »Le savoir-être et le savoir-faire : vous positionner et proposer « une solution concrète »

Le jury compte deux membres, « une femme et un homme en règle générale », cadres expérimentés de la DGFiP ou de la douane, formés pour évaluer « avec professionnalisme, objectivité et bienveillance » ; la présidente ou le président du jury peut assister à l’oral, et vous en êtes alors informé avant le début (guide de l’ENFiP (nouvel onglet)). Le concours étant commun aux deux directions, le guide attend des motivations pour le ministère, et pour la DGFiP et la DGDDI.

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Ce que le jury attend, d’après le guide et le jury 2025

« Le jury ne cherche pas à recruter des candidats possédant un savoir académique ou encyclopédique », écrit l’ENFiP. Mais un futur agent « ne peut méconnaître la sphère d’activité » de son administration, et le jury « appréciera votre connaissance des grandes missions, enjeux et actualités de la DGFiP et de la DGDDI ». « De nature bienveillante, le jury ne cherche pas à vous tendre des pièges » ; il « n’attend pas que vous lui fassiez des réponses convenues ». Le guide conseille : « Développez une argumentation étayée et structurée. Faites preuve de bon sens, de personnalité et de pragmatisme. »

Il rappelle aussi ce qu’on attend d’un agent des ministères économiques et financiers : « faire preuve d’exemplarité au regard des obligations déontologiques exigées des fonctionnaires », et « savoir prendre des décisions opérationnelles et s’insérer dans un collectif de travail ». C’est ce que les mises en situation mettent à l’épreuve.

Le rapport du jury 2025 (nouvel onglet) porte sur le dernier oral à l’ancien format (coefficient 2, exposé d’environ deux minutes) ; ses constats touchent ce que l’oral rénové garde, la présentation, l’échange et les mises en situation :

  • La présentation « demeure un point de faiblesse pour de nombreux candidats. Les exposés sont souvent trop courts, parfois improvisés, et ne mettent pas suffisamment en valeur les expériences, même récentes, acquises ».
  • Les réponses : certains candidats « se sont distingués par la sincérité et la personnalisation de leurs réponses », d’autres « se sont limités à des réponses trop stéréotypées ou insuffisamment préparées ».
  • L’administration : sa connaissance « reste encore perfectible pour certains candidats, notamment en ce qui concerne les structures, les métiers et les missions ».
  • Les mises en situation : « certaines réponses manquent encore de souplesse, même si les notions de déontologie sont connues, elles ne sont pas toujours appliquées dans des situations concrètes ».
  • Ce qui distingue les meilleurs : ils « ont préparé leur entretien avec sérieux, présenté leur parcours de manière claire et montré une réelle motivation ainsi qu’une bonne connaissance de l’administration pour laquelle ils postulent ».

En 2025, 2 635 candidats du concours externe ont passé l’oral. La moyenne de l’épreuve était de 11,63 sur 20 ; 51,04 % des candidats ont obtenu 12 ou plus, et 176 notes ont été éliminatoires. Avec le coefficient 3 de la réforme, un point de plus à l’oral vaut un point et demi au cas pratique, ou trois points au QCM.

La présentation du parcours en deux minutes

Le guide attend trois choses : « les qualités et les compétences que vous avez acquises et mises en œuvre durant vos études, votre expérience professionnelle ou extra-professionnelle », « vos motivations pour intégrer le ministère, en général, et la DGFiP et la DGDDI, en particulier », et « votre projet professionnel ». « L’objectif n’est pas de vous « vendre » », mais de montrer, par des expériences concrètes, les qualités attendues d’un futur agent. La forme : une très courte introduction, un développement structuré, une conclusion concise ; « La durée totale ne doit pas excéder 2 minutes, au risque d’être interrompu(e) par le jury ».

Un découpage possible de la présentation, pour 1 min 50 (proposition d’Accès DGFiP)
PartieDuréeContenu
Introduction10 sQui vous êtes, en une phrase
Le parcours35 sFormation et expériences, présentées comme un cheminement plutôt qu’une liste
Les compétences35 sDeux qualités utiles à un agent, chacune prouvée par un fait : un public accueilli, une caisse tenue, un travail d’équipe
Motivations et projet25 sPourquoi le service public, pourquoi les Finances publiques, un métier visé
Conclusion5 sUne phrase qui relie le parcours au projet
  • Préparez-la sans la réciter : le guide demande de « proscrire l’improvisation » et conseille de s’entraîner avec un chronomètre, devant un miroir ou un proche, ou en se filmant ; mais d’éviter de la réciter « sur un ton monocorde ».
  • Un métier précis : le site de recrutement (nouvel onglet) présente, pour les agents, l’accueil et la relation à l’usager, la fiscalité des professionnels, les ressources humaines, et des témoignages d’agents en service des impôts des particuliers, en recouvrement ou en centre de contact.
  • Rien que vous ne puissiez développer : le jury peut vous interroger sur chaque élément de la présentation.

La méthode, avec des exemples de plans, est dans le cours présenter son parcours à l’oral ; ce que le jury s’attend à vous entendre dire de la DGFiP, dans le cours motivations et connaissance de la DGFiP.

Exemples de questions sur le parcours et les motivations

  • Pourquoi le concours d’agent, et pourquoi les Finances publiques ?
  • Vous avez évoqué votre emploi, votre stage ou vos études : qu’en retenez-vous pour le métier d’agent ?
  • Quelles sont les grandes missions de la DGFiP ? Et celles de la douane ?
  • Quel métier vous attire : l’accueil des usagers, le recouvrement, la fiscalité des professionnels ? Pourquoi ?
  • Racontez une situation où vous avez travaillé en équipe. Quel était votre rôle ?
  • Quelle qualité vous sera la plus utile comme agent ? Donnez un exemple.
  • Quelle actualité récente de la DGFiP ou du ministère avez-vous suivie ?
  • Si vous passez le concours des Hauts-de-Seine ou de la Savoie : comment voyez-vous votre installation dans le département ?

La dernière question vaut pour les concours à affectation locale : leurs lauréats restent au moins cinq ans dans leur département (page officielle (nouvel onglet)).

Les mises en situation : exemples et méthode

Le guide décrit l’exercice : vous confronter à « un contexte ou une difficulté professionnels que vous pourriez rencontrer dans votre futur poste », sur lequel le jury attend que vous vous positionniez et proposiez « une solution concrète ». Les situations posées ne sont pas publiées ; en voici six, écrites par Accès DGFiP pour s’entraîner.

  • Une personne âgée n’arrive pas à faire sa déclaration en ligne et s’inquiète à l’accueil ; la file d’attente s’allonge.
  • Au téléphone, un usager s’emporte après une relance de paiement et menace de « tout dire sur les réseaux ».
  • Une connaissance vous demande, en dehors du service, combien d’impôts paie l’un de ses voisins.
  • Deux tâches urgentes vous arrivent en même temps, de deux collègues différents.
  • Un collègue plus ancien vous montre une façon de faire plus rapide, mais qui ne respecte pas la procédure.
  • Un usager satisfait de votre aide veut vous offrir un cadeau.
  1. Reformuler la situation et ce qui est en jeu : l’usager, les collègues, la règle, le service.
  2. Dire ce que vous faites d’abord, tout de suite, puis ce que vous faites ensuite.
  3. Dire qui vous informez : votre responsable quand la situation dépasse votre rôle, vos collègues quand elle les concerne.
  4. Justifier par une règle ou une valeur : secret professionnel, neutralité, égalité de traitement, continuité du service.
  5. Accepter la relance : le jury change une donnée ; vous adaptez la réponse sans renier la première.

Les trois familles de situations ont chacune leur cours : la relation à l’usager, l’équipe et la hiérarchie, la déontologie.

L’échange lui-même se répète avant le jour J : le jury simulé d’Accès DGFiP joue l’entretien à voix haute, au micro, ou par écrit, de votre présentation aux questions et aux relances, avec des mises en situation, puis rend un bilan critère par critère et un plan de sept jours.

D’ici le 4 janvier 2027 : un plan pour les admissibles

Pour la session 2026, les résultats d’admissibilité sont annoncés le 6 novembre 2026, l’oral a lieu du 4 au 8 janvier 2027 et les résultats d’admission le 22 janvier 2027 (page officielle (nouvel onglet)). Moins de deux mois, fêtes comprises : mieux vaut commencer avant le 6 novembre.

D’ici l’oral : un plan de préparation (proposition d’Accès DGFiP)
PériodeAu programme
Avant le 6 novembreLire le guide de l’oral ; écrire une première présentation ; connaître la DGFiP et la douane : missions, organisation, métiers d’agent
Du 6 novembre à mi-décembreLa présentation chronométrée, filmée, reprise jusqu’à tenir sous 2 minutes ; les questions sur le parcours et les motivations à voix haute ; une mise en situation par jour, avec une relance
De mi-décembre à l’oralDeux ou trois oraux blancs complets de 20 minutes, devant deux personnes ou filmés ; l’actualité de la DGFiP et du ministère
La dernière semaineRien de nouveau : la présentation une fois par jour ; repérer le lieu, et prévoir une marge sur le trajet (le guide conseille deux heures)

Les écueils que relèvent le guide et le jury

  • Dépasser les deux minutes : le guide prévient que le jury peut vous interrompre.
  • Improviser, ou faire trop court : en 2025, les exposés étaient « souvent trop courts, parfois improvisés ».
  • Réciter : une présentation apprise par cœur se dit sur un ton monocorde.
  • Se vendre au lieu de montrer, par des expériences concrètes, les qualités attendues.
  • Rester dans le convenu : le jury « n’attend pas » de réponses convenues, et regrettait en 2025 des réponses « trop stéréotypées ».
  • Connaître la déontologie sans l’appliquer : c’est ce que le jury 2025 reprochait aux réponses des mises en situation.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l’oral du concours d’agent des Finances publiques ?

20 minutes, coefficient 3, dont une présentation du parcours de 2 minutes au plus. Comme à chaque épreuve du concours, une note inférieure à 5 sur 20 est éliminatoire (arrêté du 12 avril 2016 (nouvel onglet), article 6).

Faut-il envoyer un CV ou un dossier avant l’oral ?

Non : l’arrêté ne prévoit aucun dossier. Le jury découvre votre parcours par votre présentation, puis peut vous interroger sur ce que vous y avez évoqué.

Le jury pose-t-il des questions de connaissances ?

Le guide de l’ENFiP le dit : le jury « ne cherche pas à recruter des candidats possédant un savoir académique ou encyclopédique ». Mais il apprécie votre connaissance des grandes missions, des enjeux et de l’actualité de la DGFiP et de la douane.

Quand a lieu l’oral de la session 2026 ?

Du 4 au 8 janvier 2027 pour la branche administrative, après les résultats d’admissibilité du 6 novembre 2026 ; résultats d’admission le 22 janvier 2027.

Peut-on passer l’oral en visioconférence ?

Oui, sur demande, pour les candidats résidant outre-mer ou à l’étranger, en situation de handicap, en état de grossesse ou dont l’état de santé le nécessite. Pour la session 2026, la demande est à faire au plus tard le 13 novembre 2026, avec un certificat médical dans les trois derniers cas.

Sources officielles

Accès DGFiP est un service indépendant : il n’est ni affilié ni validé par la Direction générale des Finances publiques. Les dates, durées et coefficients cités viennent des textes ci-dessus ; en cas de doute, la page officielle du concours fait foi.