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Fiche de cours

Suites numériques : trouver la règle et le terme manquant

9 min de lectureAu programme du concours d’agent administratif, du concours de contrôleur et du concours d’inspecteur des Finances publiques

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Vrai ou faux ?

Dans une suite arithmétique, la différence entre deux termes consécutifs est constante.

Les suites numériques demandent de trouver une règle compatible avec tous les termes donnés. Les exercices de cette fiche travaillent des additions, multiplications, alternances et combinaisons de règles. Calculer les écarts entre termes successifs, puis les écarts des écarts, avant de tester les rapports, les carrés ou deux suites entrelacées.

À retenir

  • Première étape : calculer les différences entre termes consécutifs ; si elles sont constantes, la suite est arithmétique.
  • Deuxième étape : si les différences ne sont pas constantes, regarder si elles forment elles-mêmes une suite (écarts croissants de 2 en 2, par exemple).
  • Troisième étape : tester les rapports entre termes ; un rapport constant signale une suite géométrique (multiplication par un même nombre).
  • Reconnaître les suites célèbres : carrés (1, 4, 9, 16), cubes (1, 8, 27), nombres premiers (2, 3, 5, 7, 11), Fibonacci (chaque terme est la somme des deux précédents).
  • Suites alternées : deux règles s'appliquent en alternance (× 2 puis − 2), ou deux suites sont entrelacées (termes de rang pair et de rang impair).
  • Vérifier la règle trouvée sur tous les termes donnés avant de calculer le suivant ; une règle qui ne marche que sur trois termes est souvent fausse.
  • Au QCM, éliminer les propositions incompatibles avec le sens de variation (croissante, décroissante) fait gagner du temps.

La méthode des écarts

Écrire les termes, puis sous chacun l'écart avec le précédent. Écart constant : on ajoute toujours le même nombre (2, 5, 8, 11 : + 3). Écarts qui augmentent régulièrement : la suite des écarts est elle-même arithmétique (2, 5, 10, 17, 26 : écarts 3, 5, 7, 9, donc le suivant est 26 + 11 = 37 ; ce sont aussi les carrés plus 1). Si les écarts ne donnent rien, calculer les rapports : 3, 6, 12, 24 se multiplie par 2 à chaque fois.

5, 8, 13, 20, 29 : écarts 3, 5, 7, 9. L'écart suivant est 11, le terme suivant 40.

Les écarts impairs consécutifs signalent une suite liée aux carrés : 29 = 25 + 4, 40 = 36 + 4.
Les familles de suites
TypeExempleRègle
Arithmétique4, 7, 10, 13+ 3 à chaque terme
Géométrique2, 6, 18, 54× 3 à chaque terme
Écarts croissants1, 3, 6, 10, 15+ 2, + 3, + 4, + 5 (nombres triangulaires)
Carrés et cubes1, 4, 9, 16 / 1, 8, 27, 64n² / n³
Fibonacci1, 1, 2, 3, 5, 8, 13Somme des deux précédents
Nombres premiers2, 3, 5, 7, 11, 13, 17Divisibles seulement par 1 et eux-mêmes
Alternée7, 14, 12, 24, 22, 44× 2 puis − 2

Les pièges classiques

Confusions fréquentes

Deux suites entrelacées
1, 10, 2, 20, 3, 30 : les rangs impairs suivent + 1, les rangs pairs + 10. Chercher une règle unique sur l'ensemble échoue ; séparer les rangs pairs et impairs résout le problème.
La règle qui marche sur trois termes seulement
2, 4, 8 peut continuer par 16 (× 2) ou par 14 (+ 2, + 4, puis + 6). Un quatrième terme distinguerait ces deux règles ; il ne garantit pas à lui seul une règle unique. Utiliser tous les termes, la consigne et les propositions, sans présumer qu’une multiplication est attendue.
Le signe et le sens de variation
Une suite décroissante (100, 95, 85, 70, 50) a des écarts négatifs croissants en valeur absolue (− 5, − 10, − 15, − 20) ; le terme suivant est 50 − 25 = 25. Ne pas oublier de soustraire.

Gérer son temps au QCM

Si les premières pistes ne donnent rien, passer à la question suivante et revenir ensuite : une minute peut servir de repère personnel, pas de limite absolue de résolution. Les guides ENFiP recommandent de commencer par les questions maîtrisées et de revenir sur les hésitations. Les sujets 2026 B et A et le sujet zéro C pénalisent les réponses fausses et donnent zéro à une absence de réponse. Relire les consignes de sa session, éliminer les choix incompatibles avec les données, puis décider de répondre ou de s’abstenir selon l’incertitude restante.

Les propositions servent à tester la règle trouvée : vérifier qu’elle fonctionne sur tous les termes donnés, puis calculer le terme demandé. Être un carré, un nombre premier ou le double du dernier terme ne suffit pas à désigner la bonne réponse.

Se tester : vrai ou faux ?

Décidez si l’affirmation est vraie ou fausse, puis ouvrez le corrigé.

  1. 1.Dans une suite arithmétique, la différence entre deux termes consécutifs est constante.Voir le corrigé

    Vrai

    C'est la définition : chaque terme s'obtient en ajoutant la même raison au précédent, par exemple + 3 dans 4, 7, 10, 13.

  2. 2.La suite 2, 6, 18, 54 est une suite arithmétique.Voir le corrigé

    Faux

    Chaque terme est le triple du précédent : c'est une suite géométrique de raison 3.

  3. 3.Dans la suite de Fibonacci, chaque terme est la somme des deux précédents.Voir le corrigé

    Vrai

    1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21 : 13 = 8 + 5, 21 = 13 + 8.

  4. 4.Le nombre suivant de 1, 4, 9, 16, 25 est 30.Voir le corrigé

    Faux

    Ce sont les carrés des entiers ; le terme suivant est 6² = 36.

  5. 5.Trois termes suffisent toujours à déterminer la règle d'une suite.Voir le corrigé

    Faux

    2, 4, 8 peut continuer par 16 (× 2) ou par 14 (+ 2, + 4, + 6) ; il faut vérifier la règle sur tous les termes disponibles.

  6. 6.Dans la suite 7, 14, 12, 24, 22, 44, deux règles s'appliquent en alternance.Voir le corrigé

    Vrai

    × 2 puis − 2 : le terme suivant est 44 − 2 = 42.

Textes de référence

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